Le Conseil d'Administration de la France rien que pour lui, tout seul

Publié le par Persan

Mon banquier (ou le vôtre)

 

 

Pour devenir banquier (au sens large, employé de banque, du plus petit au plus opulent), rien de plus facile : comme il y a un ou deux ans, vous vous présentez au Stade de France loué par je ne sais plus quelle grosse banque française (enfin, on ne sait plus à qui sont les capitaux qui jettent de doux regards sur nos comptes). On discute un peu avec vous. Si vous vous montrez capable d’aligner quelques mots correctement dans le bon sens (près de chez vous) et de tapoter 1 + 2 sur une calculette, vous êtes pris ! La banque se chargera de vous former sur le tas (de flouze), ou le tard, c’est selon.

Je ne sais si je suis maudit par l’esprit de la banque, mais, bien que je ne dispose d’aucune action en bourse, de comptes spéciaux, j’ai eu maille à partir avec plusieurs officines, en France et ici, à Madagascar. Le point commun ? L’incompétence et la légèreté professionnelle des employés et directeurs. Il suffit de poser une question qui ne rentre pas dans les cases ouverture de compte, dépôt-retrait, entubage du client, pour que la machine saute et que, deux solutions : on vous donne de fausses informations pour faire croire que l’on sait vous répondre ; on vous envoie proprement chier parce que qu’on sait que vous n’avez pas le choix que de détenir un compte en banque, et que changer de banque relève souvent du parcours du combattant, donc du con battu à l’avance.

On nous ressasse que même des incompétents, et surtout eux, peuvent accéder aux plus hautes fonctions de l’Etat. C’est pourquoi je propose mon banquier aux Présidentielles. Il n’a pour nom que « Mon Banquier », ce qui apparaîtra sur les affiches électorales. Obtenir les cinq cents signatures sera fait en un clic de souris : tous les élus actionnaires, et clients sont invités à parapher sous peine de voir leurs taux de rémunération de compte plonger en un autre clic.

Son programme ? Imposer aux sans-abris l’ouverture d’un compte en banque ; ouvrir un compte épargne-retraite à l’ensemble des Français (y compris mineurs) et retenir à la source sur les salaires de quoi payer les retraites dans X années, et de quoi assurer les vacances aux Baléares, aux Iles Caïman, à Honolulu, de l’ensemble des Conseils d’administration des banques nationales 10 mois sur 12 (dans un premier temps) ; gérer le budget des familles en ligne en leur proposant plus que fermement des crédits à la consommation les plus nombreux et les plus requins possibles ; l’ensemble des grandes surfaces seront d’ailleurs nationalisés par les banques pour permettre un contrôle des prix (à la hausse) des produits de base, et remplir au mieux les coffres-forts, et les comptes des actionnaires ; faire coller sur l’ensemble des automobiles des autocollants « J’aime mon banquier » (sur le modèle des « I love Jesus » américains).   

Pour soutenir votre candidat, connectez-vous sur www.j’aime-mon-banquier.enflure.com et effectuez vos dons (100 euros minimum) en laissant votre code de carte bancaire en guise de marque de confiance.

La banque, notre avenir sonnant et trébuchant !

 

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Publié dans cafeducommerce

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