Et pan ! dans les bourses !...
Moi, je lis un bon polar et je m'endors bienheureux. Il n'y a pas à dire, la dégringolade du CAC 40, du Dow Jones et autres, ça ne m'empêche pas de dormir. Et pourtant, les médias nous en abreuvent tant et plus, et à la fin je comprends qu'une chute des bourses mondiales peut entraîner de graves conséquences pour le monde entier, y compris pour la majorité d'entre nous qui ne sait pas comment la bourse fonctionne, qui d’ailleurs s’en contrefiche et qui en a assez d'entendre, à la radio, les chroniques boursières navrantes bourrées de termes et de sigles abscons. Je comprends que la situation actuelle peut être grave, mais c'est bizarre : j'ai du mal à m'en attrister. Pire même : je m'en réjouirais plus ! Se dire qu'on a plus d'avenir à faire pousser des salades et à élever des chèvres qu'à manier des millions dans la finance de haut vol, ç'aurait tendance à me rassurer. Eh oui ! Travailler son jardin impose de se plier aux lois de la nature, qui commencent à être bien connues. Alors que faire joujou sur les places boursières, dans la banque, dans l'assurance, c'est manipuler du virtuel où des milliers de facteurs entrent en jeu, où des milliers d'intérêts se coalisent un moment pour soudain se télescoper, où on ne peut s’appuyer sur rien de solide ni de concret. En un mot : c’est creux. Sauf qu'au final, c'est un peu notre pognon quand même, et que ça me fait suer que les finances publiques viennent au secours des cinglés qui ont trop risqué. Tant pis ! Quand on n'aura plus rien sur notre compte en banque, il poussera toujours des pissenlits pour nous nourrir : tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir !