"Casse-toi, pauvre con"
et autres politesses présidentielles...

Un mois de silence bloggeur, fichtre ! Au train où va le monde, quand 200 000 personnes disparaissent du globe en une semaine de catastrophes naturelles, ou plutôt pas naturelles, un peu surnaturelles, cela fait beaucoup.
Imaginez un an de silence et vous ratez toute une vie de Sarkozy. Vous ne ratez pas grand-chose, en fait. De Nicolas tralala à Nicolas raplapla, on a vu en un an plus de strass et paillettes, de passe-passe et talonnettes, qu'avec Chirac en douze ans.
Les sous ?
Nicolas olé-olé nous promettait monts et merveilles, pouvoir d'achat et tout le tralala. Résultat : il a le pouvoir, il nous laisse payer nos achats. Le projet était de tout changer, mais sans un sou à débourser. Au final c'est la fatalité : "Les caisses de l'état sont vides, je ne peux rien y faire donc je ne peux rien faire, merci encore d'avoir voté pour moi (ou pas)."
Les mots ?
Souvenez-vous, il n'y a pas si longtemps, un placide bedonnant au visage débonnaire nous avait abonné à de sacré bonnes histoires : les raffarinades, ça s'appelait. Délicieusement obsolètes aujourd'hui, tout comme l'homme qui en était l'auteur. Qu'est-ce qu'on a pu se marrer (on voyait pas le danger, cons de nous !). Voilà-t-y pas qu'un autre s'y met, en autrement plus coriace et en assurément moins drôle (à moins que j'ai perdu mon légendaire sens de l'humour). Aussi, je propose non pas le terme de sarkozades, trop mou, mais celui de "sarkonneries", pardi !
Une fameuse sarkonnerie est résumée par la bouche d'un camarade de classe du petit Nicolas, elle n'est pas la pire et comme on en a beaucoup parlé je n'en dis pas plus : "Le petit Nicolas a de graves ennuis, la maîtresse-presse a décidé de le punir parce qu'il a dit un gros mot. Il répondait à un camarade avec qui il ne s'entend pas et qui avait été pas gentil avec lui. En plus, le camarade en question il avait fait une grosse faute de grammaire mais lui il a pas été puni."
Les femmes ?
J'ai aimé la voix fluette, un brin venteuse, de la belle italienne. À la voir dans les bras de notre héraut, anti-héros, j'ai hésité à boycotter. Et puis après tout merde ! De Karajan à Bertrand Cantat en passant par Hergé ou Céline, leurs crimes en actes ou en pensées n'empêchent en rien leur talent artistique. Et là c'est bien moins insensé, une amourette d'adolescents, c'est tellement mignon. Et de toute façon je ne sais plus si c'est Cécilia ou Carla (j'y perds mon lAtin dans tous ces A) la chanteuse qui ne chante plus, la première dame, la belle oiselle. Car la dame, je m'en fous, après tout.
Les gens ?
Nicolas sait bien s'entourer, de gars et filles pleins de bonnes idées, des pas carriéristes ou on m'aurait menti, des altruistes aux idées mûries... Des types du privé aussi, parce qu'ils sont performants : les idées d'avenir, c'est eux ; les services publics du futur, c'est eux ; les couillonnées de demain, c’est nous.
Bon, quelques couacs, bien sûr : on a dit non à Martinon, pas assez bon pour un champion ; on a vu des trucs bizarres comme… un certain Bigard à Rome. Mais passons.
Le "collaborateur trucmuche", le trou du cul, pardon : le Fillon, pendant longtemps est resté derrière (c'est normal, me direz-vous). Au top du top dans les sondages, forcément on n'avait rien à lui reprocher ! Quand le grand Nicolas a commencé à dégringoler, de s'être un peu trop montré, d'avoir abusé des charmes du métier, il a mis son Fillon en avant, pour l'envoyer un peu au casse-pipe, et n'être pas seul à bouffer des critiques, à se faire tacler tant et tant à en perdre ses talonnettes.
Les ailleurs ?
L'étranger, c'est étrange, ils ne parlent pas le même étranger. Nicolas a révisé le royal engliche en queue-de-pie auprès de Son Antiquité la reine. Nicolas apprend le grec, l'arabe, l'hébreu et même le sicilien, en futur micro-empereur du soleil de Méditerranée. Nicolas est VRP de luxe, vend des avions de papier et des usines à gaz (radioactif). Nicolas a le sens de l'hospitalité, c’est notre capitaine Haddock : le cheikh Kadhafi plante sa tente dans son salon, et Nicolas se fait bananer à la barbe du monde entier.
On vous avait pourtant bien dit de ne pas voter pour lui !...
On a dit tant et plus, aujourd’hui que fais-je de plus, sinon répéter autrement qu'on en a encore pour quatre ans !