Antilibéral, tu perds ton sang (cent) froid !
Comme une envie d’enfoncer des portes ouvertes, de voguer sur les courants d’air du temps. Et de radoter, comme un vieux en devenir (on l’est tous…, je fais mon Socrate décati).La crise par ci, les fonds de pension sans fonds par là, les milliards d’euros, de dollars, de pesetas, de yens, de pépètes, engloutis dans les banques, ces succursales du grand banditisme qui, sous prétexte de conserver notre argent, le balancent d’un côté à l’autre de la planète.
Et tout à coup, même sur TF1 et LCI, annexes de l’Elysée depuis que Sarkoperfield y a élu domicile, on s’interroge : Le libéralisme est-il bon pour la santé de nos maigres portefeuilles ? Laisser la bride débridée aux traders, banquiers, enragés du boursicotage, débiles qui déplacent un million de dollar comme ils achètent une baguette de pain (et encore, pour la baguette, ils demandent un emballage pour la protéger) n’est-il pas le début de la fin de la folie humaine ? Et on s’étonne qu’un inconnu joue à qui perd perd des sommes si énormes qu’elles en mettent en péril la Caisse d’épargne ?
Moi je m’étonne surtout qu’on s’étonne. Pardonnez la répétition. Il est vrai que l’homme aime à se poser les mêmes questions, histoire de passer le temps, de se sentir exister : Qui suis-je ? Où vais-je… passer mes prochaines vacances (si j’en ai) ? Où est encore rangée cette foutue salière ? Pourquoi je suis le seul gars intelligent au milieu de tous ces cons ?
Ainsi, depuis que l’on parle de capitalisme et de libéralisme, on se pose les mêmes questions. On redécouvre aujourd’hui les propos de Keynes, comme on s’aperçoit que la Terre peut être polluée. Il est des évidences telles que, quand je vois tous ces agités débattre sur tous les plateaux de télé, j’en dévore mon canapé de rage et de désespoir. Deux jours à décoller les bouts de mousse de ma trachée.
Oh ! Vision cruelle de l’humanité ! Le monde serait donc dirigé par des crétins qui redécouvrent l’eau chaude tous les matins ? Non, c’est plus simple. Depuis que l’homme s’est mis sur ses deux pattes et a obtenu en cadeau de Noël deux neurones, il cherche à s’en sortir en éclatant la tête de ses congénères. Si le système libéral a fonctionné, a mis en place de tels mécanismes qui se retournent contre lui (mais surtout contre nous, les petits), c’est parce que le pognon coulait à flots. Le système a pété ? On va en remettre un autre aussi pervers en place, signé entre autres par Sarkoperfield, roi de l’illusion.
Je lancerais bien une Internationale Terroriste contre la Finance (I.T.C.F.), histoire d’aller balancer des bombes aux guichets des banques, des places boursières, des Bercy, de dézinguer toutes les portes ouvertes de la planète.
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