Une dodine rien que pour lui, tout seul

Publié le par ELmaTador

Jean-Bertrand Aristide


Après avoir été chassé en 2004 du pouvoir en Haïti (ce qui, soit dit en passant, n’a guère calmé la situation), Aristide est conscient qu’il ne pourra pas revenir de sitôt dans son pays. Exilé en terre sud-africaine, il a pris la décision de se présenter à l’élection présidentielle en France, arguant du fait qu’une de ses arrières-arrières-grand-mères était originaire du Doubs ; il lui resterait donc une once de nationalité française.


Son programme s’attache essentiellement à améliorer les relations de la France avec ses anciennes colonies, dans l’optique d’un partenariat équitable et d’un développement mutuel. Âgé de 53 ans, Aristide saura s’appuyer sur des personnalités rompues à la diplomatie, telles que Hissène Habré, Didier Ratsiraka, Ange-Félix Patassé, Charles Taylor, Augusto Pinochet, et même ses compatriotes Raoul Cédras et Jean-Claude Duvalier, disposés à quitter leurs paradis respectifs de Panama City et Nice. Daniel Ortega, quant à lui, n’est actuellement plus disponible.


S’il est élu, Jean-Bertrand Aristide établira la résidence du président à Basse-Terre, en Guadeloupe, signe fort de l’intérêt que porte la mère patrie à ses territoires lointains peuplés de fervents républicains. Cela aura aussi le double avantage de le rapprocher de sa terre natale (on ne sait jamais…) et de se tenir loin du lobby haïtien de Paris qui lui reproches des crimes commis lorsqu’il était chef de l’Etat haïtien et pourrait être tenté de le traîner en justice.

* Une dodine : une chaise à bascule en Haïti, élément culturel essentiel. Une chaise à bascule pour un dictateur défait, ça convient tout à fait...

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Publié dans cafeducommerce

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