Quand Chirac en chie

Publié le par ELmaTador

Si Jacques Chirac s’était appelé Jean, il aurait contenu la pouasse en son nom propre. Une crasse.

Et il n’est pas en veine, en ce moment, le président de tous les Français. Quand il ne fait rien, ça ne va pas. Il fait quelque chose, ça ne va pas mieux.

Jacques s’en va en Arménie, il menace (prudemment, quand même) le voisin turc d’être évincé de la course à l’Europe s’il ne reconnaît pas le génocide perpétré il y a 90 ans. Et pour montrer sa bienveillance à l’égard de nos frères arméniens (et de nos sœurs aussi), il prête aux habitants d’Erevan, pour un soir, notre Aznavour à nous, le seul qui reste un vrai français depuis que M. Smet a souhaité réintégré sa belge et néanmoins charmante patrie. Après tout, je crois que Jacques n’a pas tort. L’abandon de la chéchia rouge (on me souffle un nom plus correct : le fez) et de ses divers avatars faisant immanquablement songer à un pot de fleur à l’envers ne suffit pas à faire de la Turquie un pays de grande tolérance. Il convient de ne pas oublier que ce pays jouxte et abrite toujours des contrées sauvages peuplées (pour combien de temps encore ?) de Kurdes, plus ou moins massacrés eux aussi, mais avec moins de reconnaissance que les Arméniens, assurément.

Jacques revient d’Arménie, et voilà-t-y pas qu’on lui colle sur le dos une loi condamnant toute négation du génocide arménien. Il devrait être content, mais pas de bol ! À Erevan, il en avait dit juste assez pour ne pas se fâcher trop avec les amis turcs. De Paris, il se voit obligé de s’excuser auprès des autorités turques, avec une touchante tristesse, de l’emportement des députés de sa propre nation. Dont certains sont de son camp politique ! Tout le monde ne sait pas être diplomate.

Et pourtant, pourtant il était loin d’avoir tort. Pourtant nos députés se sont permis de juger un passé étranger avant d’avoir jugé notre propre passé. Parfois on se demande si, malgré leur emploi du temps censé être chargé, ils ne s’adonnent pas à une masturbation intellectuelle dont je me permets de douter qu’elle soit aussi jouissive que celle d’ordinaire pratiquée par ceux qui les ont élus.

Jacques a parlé, qui l’a entendu ? Jacques s’est tu, personne ne l’a vu. Un dessin d’outre-Atlantique a dépeint Bush arrivant sur le sol français et demandant à Condoleeza : « C’est toujours lui le président ? Je croyais que c’était le petit. » Blessante vérité… J’en viendrais à avoir pitié. Pas longtemps, qu’on se rassure.

Pendant longtemps, notre bon président a fait illusion sur la scène internationale et s’est manqué sur le plan intérieur : il n’a pas trouvé de scotch pour sa fracture sociale, et personne ne s’est mis à manger des pommes. Et aujourd’hui, la France et le monde entier parlent de lui au passé. Il n’est pas encore mort qu’un film documentaire l’enterre déjà. Fin de règne accélérée…

Heureusement qu’il reste des contrées lointaines où les yeux bridés saluent toujours la haute stature de la petite France. Et puis au moins, ça lui fait des vacances.

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Publié dans cafeducommerce

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Y
Ca nous fait aussi des vacances, quand il se tait et s'en va. Un de moins à dibiter des fadaises.
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