Un fauteuil pour tous

Publié le par Persan

Nous aussi, on se lance dans la course aux Présidentielles : pourquoi ne pas dresser des portraits fantaisistes (débiles diraient d'autres) de candidats réels mais improbables ?
A vos plumes, ou à vos propositions. Les commentaires ci-dessous vous attendent et on publiera ensuite les propositions les plus intéressantes (à savoir les plus idiotes...).
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Publié dans cafeducommerce

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E
Zinedine Zidane<br /> Quelques mois après sa retraite internationale, Zidane songe à sa reconversion, car on ne peut pas rester toute sa vie une étoile du football. Âgé de 34 ans, le petit gars de la Castellane se voit bien dans la peau du président. Il en a la carrure et la prestance comme il l'a montré, dans son clinquant costume trois pièces, lors de la conférence de presse du 31 novembre où il a annoncé sa candidature. Conférence de presse tout feu tout flamme dont il avait confié l'organisation à son traditionnel sponsor Adidas. Aux journalistes qui s'interrogeaient sur l'omniprésence de la marque aux trois bandes à ses côtés, Zidane a concédé qu'il tâcherait d'afficher très vite une posture plus diplomatique et moins polémique. Ainsi, il a exprimé son souhait de s'entourer de personnalités irréprochables et connaissant bien les rouages de la politique : "Je pense en particulier à mon ami Bernard Tapie", a-t-il ajouté.Non sans humour, Zidane le novice a expliqué vouloir donner des "coups de boule à droite, coups de boule à gauche" dans le paysage politique français. Son programme reste encore à affiner, mais la première des mesures qu'il déciderait serait le droit de vote pour tous les étrangers en situation régulière, au premier rang desquels ses propres parents. Et lui, l'un des Français les plus aimés de ses compatriotes, a avoué la larme a l'oeil: "j'ai assez souffert de tout qu'est-ce qu'on m'a dit de pas cool sur mes origines quand c'est que j'étais jeune pour ne pas rester les bras croisés."
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E
Gérard Menvussat<br /> M. Menvussat, concessionnaire Lada dans le 4e arrondissement de Marseille, se dit convaincu d’obtenir les 500 signatures nécessaires à sa candidature parce que, dit-il, « la voiture est le meilleur ami de l’homme ». Il souhaite relancer notre économie et s’attaquer au fléau du chômage en intensifiant les échanges économiques te les investissements à l’étranger. Il attire l’attention sur un pays en particulier : la Russie. « On croit que ce pays est en décrépitude, explique Gérard Menvussat, mais c’est une terre d’espoirs. Les gens y sont courageux et accueillants, les ressources sont immenses. Nos deux pays ont tout à gagner à développer leurs relations amicales déjà anciennes ? Un sondage* montre d’ailleurs que 67 % des Russes souhaiteraient que leur pays devienne un territoire français. Alors je n’ai qu’un mot : Vive la Russie ! Vive la France ! »<br />  <br /> *Sondage réalisé le 17 octobre par l’Institut Menvusatoff auprès d’un échantillon de 3 personnes représentatif de la société russe.
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E
Pris de remords de s’être enfuit en Patagonie, Florent Pagny ne veut pas rester planter là ! Il choisit donc de revenir en France par la grande porte : celle de la politique. Sa liberté de penser lui a été laissée, comme chacun sait. Il souhaiterait qu’il en soit de même pour son argent. Au-delà des nombreux fans naturellement envoûtés par l’assurance de ses discours solides et profonds, M. Pagny veut s’attirer la sympathie de milliers de nantis scandaleusement pressurés par le ministère des finances. Son programme tient en une phrase : « Le pognon est à celui qui l’a ! ». Voter pour lui, c’est donc voter pour le droit de profiter pleinement des fruits de son pénible labeur.
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E
Alors je me lance...<br /> Jean-Bertrand Aristide<br /> Après avoir été chassé en 2004 du pouvoir en Haïti (ce qui, soit dit en passant, n’a guère calmé la situation), Aristide est conscient qu’il ne pourra pas revenir de sitôt dans on pays. Exilé en terre sud-africaine, l a pris la décision de se présenter à l’élection présidentielle en France, arguant du fait qu’une de ses arrières-arrières-grand-mères était originaire du Doubs ; il lui resterait donc une once de nationalité française.<br /> Son programme s’attache essentiellement à améliorer les relations de la France avec ses anciennes colonies, dan l’optique d’un partenariat équitable et d’un développement mutuel. Âgé de 53 ans, Aristide saura s’appuyer sur des personnalités rompues à la diplomatie, telles que Hissène Habré, Didier Ratsiraka, Ange-Félix Patassé, Charles Taylor, Augusto Pinochet, et même ses compatriotes Raoul Cédras et Jean-Claude Duvalier, disposés à quitter leurs paradis respectifs de Panama City et Nice. Daniel Ortega, quant à lui, n’est actuellement plus disponible.<br /> S’il est élu, Jean-Bertrand Aristide établira la résidence du président à Basse-Terre, en Guadeloupe, signe fort de l’intérêt que porte la mère patrie à se territoires lointains peuplés de fervents républicains. Cela aura aussi le double avantage de le rapprocher de sa terre natale (on ne sait jamais…) et de se tenir loin du lobby haïtien de Pais qui lui reproches des crimes commis lorsqu’il était cher de l’état haïtien et pourrait être tenté de le traîner en justice.
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