SOS Connerie Express
Je m’étais juré de ne rien écrire sur l’Affaire Zidane (avec une majuscule à « affaire », comme pour les faits divers adaptés des téléfilms sordides du vendredi soir à la téloche). De ne rien laisser filer sur l’imposture médiatique de l’incident devenu brève de comptoir planétaire (je vous le confirme : à Diego, nord de Madagascar, on en parle ardemment).
Imposture ? Bé oui. Quand une super star qui a bien géré son image médiatique depuis des années, jouant de son faux caractère de timide modeste, fait un geste qui ne méritait que le carton rouge, on ne discute pas. Les icônes des temps modernes ne sont plus accrochées dans les temples de religions ancestrales mais sur les tapisseries des apparts du village planétaire. C’est un des visages de la mondialisation. Chouette ! Que des gamins de 10 ou 15 ans se laissent avoir en pensant que Zidane était un saint et qu’il a chu (à vous de chercher l’infinitif de ce verbe), soit. Que la machine médiatique tenue normalement par des adultes plus sensés (?) manifeste son étonnement de gogo, je cauchemarde, coupe la télé, la radio, enfile une bière (66 cl ici) et mon pyjama, et me plonge dans un bon roman pour oublier.
Mais je réagis (suivez, bon sang. Je poursuis sur la première phrase de cet article). En effet, les ectoplasmes de la gauche bien-pensante ont encore frappé, puisqu’ils le sont (frappés… ouais, je sais, on a fait mieux). SOS Racisme, sans attendre la confession publique de Saint Tondu, a demandé haut et fort une enquête de la part de
Je ne suis absolument pas contre les contre-pouvoirs associatifs et autres. Au contraire. On connaît, même chez nous, l’importance des voix discordantes pour mettre un coup de pied au c… ou aux b… des hommes de pouvoir. Mais quand la défense de certaines valeurs se fait au détriment de l’usage correct de son cerveau et une forme d’intolérance au nom de la tolérance, je pousse les hauts cris (à l’écrit, ça fait moins mal aux tympans).
SOS Racisme est issue du Parti Socialiste, on le sait. Leurs liens restent forts, on le sait. Et l’idéologie qu’ils véhiculent est du copier-coller du grand frère politique. Au PS, cela fait des années que, pour contrer les affreux du RPR puis de l’UMP, on milite pour accueillir tous les immigrants de la planète * (mais pas chez moi, ça salirait la moquette et les napperons de Tatie), pour éviter une police un tant soit peu répressive car il faut les comprendre les petits, ils s’ennuient et donc ils cassent, frappent. Les ex de mai 68 ont la nostalgie des « CRS SS » et se la jouent social. Avant de s’apercevoir désormais que les idées butées de gauche et de droite ont provoqué bien des dégâts sociaux.
* Ainsi, on a bien crié à gauche quand le Ministre (l’actuel ou le précédent, je me perds) des DOM-TOM a estimé qu’il n’était plus possible de garder les mêmes règles sur l’immigration à Mayotte car cette île était (je ne sais plus si c’étaient ses mots) comme envahie. La réalité est bien celle décrite : à Mayotte, des milliers de clandestins vivent en toute impunité, font un gosse pour ne pas être expulsés (désolé d’être aussi cru) et percevoir les allocs. On va me traiter d’affreux facho de droite. Je constate simplement qu’effectivement, dire à la police mahoraise (et donc française), comme cela s’est passé bien longtemps, de regarder à gauche (hem) quand une barque de clandestins passait, cela éponge peut-être les remords des nantis de métropole mais étouffe un territoire étroit.