Cékoisa ?

  • : Café du commerce
  • cafeducommerce
  • : Actualité
  • : Un blog de plus mais agacé, énervé, amusé, décalé, impertinent si possible, passionné et personnel. Ou comment réhabiliter batailles à coups de verbes et de pastis des cafés du commerce, mêler pires conneries et quelques vérités personnelles.
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Nous...

Persan ?

Prof en exil volontaire au bout du monde, à Diego-Suarez (nord de Madagascar), quand je n’assomme pas mes élèves, je lis des récits américains, anglais, irlandais, francophones, contre la littérature nombriliste et geignarde de l’hexagone ; consomme furieusement la télévision (quand il y a de l’électricité), contre tous les détracteurs élitistes de cet instrument merveilleux de culture ; profite honteusement toute l’année du climat tropical qui me fait sourire devant la météo française ; adoucit mes oreilles de jazz, blues, rock anglo-saxon, contre le rap, les trémolos de toutes les chanteuses groupies de la plus célèbre vache québécoise et le zouk-love ; sirote café noir, whisky ou bière, contre le lait fraise et les diabolos du Patron ; et puis tout le reste qu’on découvrira au comptoir.

ELmaTador ?

Personnage bourré de principes mais en principe rarement bourré, je me trouve à l'autre bout de la France si l'on regarde depuis le pays de mes géniteurs (qui se trouvent être les mêmes que ceux du père siffleur ci-dessus). Mes journées, qui s'écoulent sous le soleil quasi permanent des portes de Provence, se partagent entre douces tâches ménagères, lectures assidues et recherche non moins assidue d'emploi. Sans oublier les plaisirs communs à tout pays un peu civilisé : barbecues, apéros et bons restos mais aussi - faut savoir éliminer - randonnées (à 2 roues ou 2 pattes, selon l'humeur). Heureux bénéficiaire de 24 h par jour d'électricité, la radio souvent suffit à mon bonheur ; par chance, la retransmission locale de journaux de RFI me permet d'éviter l'infor-mation franco-française, qui m'insupporte, comme on le verra.

 

 

 

 

Vendredi 16 janvier 2009

Nous ne vous souhaiterons pas une meilleure année possible. La situation économique et sociale dans le monde ne nous le permet pas.
Nous ne vous souhaiterons pas une meilleure santé parce que les déremboursements continueront, et que les hôpitaux sont dans un état de compression de personnel et de régulation des finances qui peut effrayer même un Somalien.
Nous ne souhaiterons pas un bel avenir scolaire à vos enfants parce que les réformes du Dr Darcos ressemblent à celles de Sarko : prises à la va-vite, sans concertation et sans envisager les conséquences à moyen et long terme.
Nous ne vous souhaiterons pas de prendre des vacances à l’étranger, sous les Tropiques parce que ça pollue trop quand on prend l’avion et que ça vous provoquerait des brûlures cutanées en accentuant le réchauffement climatique.
Nous ne vous souhaiterons pas de rencontrer plus de tolérance dans la société parce qu’on est encore loin d’élire un président reubeu en France.
Nous ne vous souhaiterons pas de manger mieux cette année parce que les légumes, les fruits, la viande vont encore faire exploser votre budget, que nos bons fromages, vins de tradition resteront attaqués par la bien-pensance hygiéniste européenne ou américaine. En bref, botus et mouche cousue, comme disaient les Dupondt.
Et vivement 2010, qui sera forcément formidable !!!

Par Persan - Publié dans : cafeducommerce
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 30 octobre 2008
Comme une envie d’enfoncer des portes ouvertes, de voguer sur les courants d’air du temps. Et de radoter, comme un vieux en devenir (on l’est tous…, je fais mon Socrate décati).
La crise par ci, les fonds de pension sans fonds par là, les milliards d’euros, de dollars, de pesetas, de yens, de pépètes, engloutis dans les banques, ces succursales du grand banditisme qui, sous prétexte de conserver notre argent, le balancent d’un côté à l’autre de la planète.
Et tout à coup, même sur TF1 et LCI, annexes de l’Elysée depuis que Sarkoperfield y a élu domicile, on s’interroge : Le libéralisme est-il bon pour la santé de nos maigres portefeuilles ? Laisser la bride débridée aux traders, banquiers, enragés du boursicotage, débiles qui déplacent un million de dollar comme ils achètent une baguette de pain (et encore, pour la baguette, ils demandent un emballage pour la protéger) n’est-il pas le début de la fin de la folie humaine ? Et on s’étonne qu’un inconnu joue à qui perd perd des sommes si énormes qu’elles en mettent en péril la Caisse d’épargne ?
Moi je m’étonne surtout qu’on s’étonne. Pardonnez la répétition. Il est vrai que l’homme aime à se poser les mêmes questions, histoire de passer le temps, de se sentir exister : Qui suis-je ? Où vais-je… passer mes prochaines vacances (si j’en ai) ? Où est encore rangée cette foutue salière ? Pourquoi je suis le seul gars intelligent au milieu de tous ces cons ?
Ainsi, depuis que l’on parle de capitalisme et de libéralisme, on se pose les mêmes questions. On redécouvre aujourd’hui les propos de Keynes, comme on s’aperçoit que la Terre peut être polluée. Il est des évidences telles que, quand je vois tous ces agités débattre sur tous les plateaux de télé, j’en dévore mon canapé de rage et de désespoir. Deux jours à décoller les bouts de mousse de ma trachée.
Oh ! Vision cruelle de l’humanité ! Le monde serait donc dirigé par des crétins qui redécouvrent l’eau chaude tous les matins ? Non, c’est plus simple. Depuis que l’homme s’est mis sur ses deux pattes et a obtenu en cadeau de Noël deux neurones, il cherche à s’en sortir en éclatant la tête de ses congénères. Si le système libéral a fonctionné, a mis en place de tels mécanismes qui se retournent contre lui (mais surtout contre nous, les petits), c’est parce que le pognon coulait à flots. Le système a pété ? On va en remettre un autre aussi pervers en place, signé entre autres par Sarkoperfield, roi de l’illusion.
Je lancerais bien une Internationale Terroriste contre la Finance (I.T.C.F.), histoire d’aller balancer des bombes aux guichets des banques, des places boursières, des Bercy, de dézinguer toutes les portes ouvertes de la planète.
Par Persan - Publié dans : cafeducommerce
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Mardi 21 octobre 2008
Du 13 au 17 octobre, toutes les écoles primaires en France, en Navarre, à St-Pierre et Miquelon et chez moi à Madagascar ont eu droit à la semaine de l’Europe (1). Dans le même temps, c’était une nouvelle fois « Lire en fête » qui donne aux enseignants bonne conscience : au moins une fois par an, nous faisons notre devoir pour combattre les assauts répétés de l’immonde concurrence de Mme Playstation, de M. Wii, de Me Nintendo DS. Il y a peu, on a eu droit à la Journée mondiale de la misère, à celle sans tabac et à celle de la ménopause ! Même dans mon coin perdu de la planète, nous sommes cernés : ma femme va au dispensaire pour un renouvellement de vaccin banal et en ressort sans vaccin mais avec un lever de drapeau, un discours et une intro de la Semaine de la mère et de l’enfant. À quand la Journée mondiale des pieds-bots en colère qui manifestent pour une plus grande visibilité au cinéma ? Celle des coléoptères d’Afrique subsaharienne agacés par les embouteillages à l’heure des migrations annuelles ? Celle des mangeurs de cahouètes OGM ostracisés en France à cause de leur choix alimentaire militant ? Ou celle de ceux qui prononcent le « t » final de « yaourt » et le « s » final d’« ananas » ? Tout se célèbre. Une année de 500 jours n’y suffit plus. On se donne bonne conscience à pas cher ; intéressant en ces temps de crise. On lève un drapeau, on fait gribouiller les gamins faussement innocents, chanter les vieux décatis, courir les boiteux indigents. On offre des lunettes aux aveugles, des stylos aux manchots, de la choucroute garnie aux anorexiques et des téléphones portables aux Bushmen de la brousse du Kalahari. Un jour ou une semaine par an, les éclopés que nous sommes tous à un titre ou à un autre ont droit à un reportage de TF1, un encart dans Libé, une casquette sponsorisée par une multinationale qui fait sa pub. Un débat sur les ondes, cinq minutes d’exposition médiatique, et c’est reparti pour une année d’ignorance. La société mondiale de l’info se mange la queue, s’auto-alimente. Normal. L’image, le virtuel, est devenu plus réel que les faits eux-mêmes. Rien n’existe en dehors de ce dont on parle. Ça, c’est de la métaphysique habillée en surfeur biceps gonflés sur les vagues de l’info au quotidien. On préfère une voisine coincée dans le Loft télévisuel qu’une en chair et en os qui nous rappelle nos propres indigences verbales, et nos kilos en trop ou nos varices. Alors, on s’apitoye le cul sur son fauteuil en cuir et la pogne sur une canette fraîche. On y pense et on oublie. Fondamentalement, en fait, on s’en fout. On se fout de la plupart des misères humaines. Mais faut pas l’dire, ça choque le pékin.

(1) Sûr que si c’était la Lituanie, Chypre sud ou le plombier polonais qui avait été aux commandes du Vaisseau amiral Europe, et non Sarkoperfield, on n’aurait rien célébré. On est Européens une fois tous les 36 de la décennie.

NB. Un site enthousiaste recense les différentes journées mondiales. Edifiant... www.journee-mondiale.com
Par Persan
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Jeudi 18 septembre 2008


Moi, je lis un bon polar et je m'endors bienheureux. Il n'y a pas à dire, la dégringolade du CAC 40, du Dow Jones et autres, ça ne m'empêche pas de dormir. Et pourtant, les médias nous en abreuvent tant et plus, et à la fin je comprends qu'une chute des bourses mondiales peut entraîner de graves conséquences pour le monde entier, y compris pour la majorité d'entre nous qui ne sait pas comment la bourse fonctionne, qui d’ailleurs s’en contrefiche et qui en a assez d'entendre, à la radio, les chroniques boursières navrantes bourrées de termes et de sigles abscons. Je comprends que la situation actuelle peut être grave, mais c'est  bizarre : j'ai du mal à m'en attrister. Pire même : je m'en réjouirais plus ! Se dire qu'on a plus d'avenir à faire pousser des salades et à élever des chèvres qu'à manier des millions dans la finance de haut vol, ç'aurait tendance à me rassurer. Eh oui ! Travailler son jardin impose de se plier aux lois de la nature, qui commencent à être bien connues. Alors que faire joujou sur les places boursières, dans la banque, dans l'assurance, c'est manipuler du virtuel où des milliers de facteurs entrent en jeu, où des milliers d'intérêts se coalisent un moment pour soudain se télescoper, où on ne peut s’appuyer sur rien de solide ni de concret. En un mot : c’est creux. Sauf qu'au final, c'est un peu notre pognon quand même, et que ça me fait suer que les finances publiques viennent au secours des cinglés qui ont trop risqué. Tant pis ! Quand on n'aura plus rien sur notre compte en banque, il poussera toujours des pissenlits pour nous nourrir : tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir !

 

Par ELmaTador - Publié dans : cafeducommerce
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 16 septembre 2008


Voilà un bien piètre jeu de mots, déjà très éculé (hum ! hum !), mais qui servira d’introduction à ces quelques lignes sur les maux de la Sécu.
Récemment, je me suis frotté au monde médical en raison d’un petit souci de dextre doigté annulaire, ou en d’autres termes : j’avais un problème au quatrième doigt de la main droite. Souci qui nécessita une intervention chirurgicale. Que mon généraliste m’ait dit : « Je ne peux rien pour vous, je vous oriente vers un spécialiste », soit. Après tout, c’est le chemin normal. C’est après que ça pose question. Ledit spécialiste œuvre dans une clinique privée, bien sûr : en nos campagnes, les hôpitaux publics se raréfient et se concentrent sur des maux plus communs.
Premier passage avec ce chirurgien : « Bon diagnostic de votre généraliste. Je vous opère tel jour, vous verrez l’anesthésiste avant. » Cinquante kilomètres aller-retour, quatre minutes trente sur place, 35 €.
Avec l’anesthésiste : « Pas d’antécédent ? Vous fumez vous buvez vous baisez ? » Cinquante kilomètres aller-retour, trois minutes cinquante sur place, 35 €.
Opération chirurgicale : arrivée 7 h, départ 15 h... Huit heures sur place pour un quart d’heure d’opération. 270 €, dont 100 € de dépassement d’honoraires. Je mentionne, sans les compter, les multiples antiseptiques, bandages, pansements, blouse et charlotte à usage unique. Et cinquante kilomètres aller-retour.
Visite de contrôle avec le chirurgien, après une heure et demi d’attente : « Pliez votre doigt… Parfait ! Vous pouvez faire ce que vous voulez. » Cinquante kilomètres aller-retour, trente secondes sur place, 35 € (ça fait cher de la seconde !).
Bilan : deux cents kilomètres ; ça, c’est pour ma pomme. Et les 375 €, qui c’est qui paie ? C’est moi aussi, et puis vous également, et tous ceux qui contribuent à faire fonctionner notre bonne vieille Sécu.
J’aime la France pour ses services de santé de qualité, mais pour combien de temps encore ? Toujours moins de remboursements, toujours moins de lits, de personnels, toujours plus de fermetures de maternité, toujours plus de route à faire pour trouver un médecin… Attention ! Le Tiers-Monde se rapproche ! Non, je blague, mais en tout cas la médecine à plusieurs vitesses, on est déjà dedans.
Et qu’on ne me ramène pas le vieil argument : « Avec les longues études qu’ils ont faits, et vu les heures qu’ils font, c’est normal que les médecins gagnent bien leur vie ! » Si on augmentait les quotas dans les facultés de médecin, on n’en serait pas là. Et puis, pour leur service, les spécialistes ont souvent une ruche de secrétaires, comptables et autres paperassiers qui bourdonne autour d’eux. Grande efficacité : on dirait l’usine. Un jour, sur le bureau de la secrétaire, je repère la liste des consultations de la matinée : une trentaine de noms y figurent. À 35 € l’unité, ça fait un SMIC dans la matinée… Il y a des limites à ne pas dépasser, ne serait-ce que par décence pour les patients.
Pauvre Sécu, j’ai mal à son trou : on l’enfonce de plus en plus profond. Et pour l’aider, on lui donne un suppo par la bouche : pas sûr que ça marche…

Par ELmaTador - Publié dans : cafeducommerce
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus